Tesla franchit un nouveau cap en testant publiquement sa technologie de conduite autonome en Europe. Une vidéo publiée début avril 2025 montre une Tesla équipée du système FSD (Full Self-Driving) circulant de manière fluide dans les rues d’Amsterdam, renforçant l’idée que l’arrivée de cette technologie sur le Vieux Continent est désormais proche.
Une démonstration grandeur nature dans une capitale complexe
Amsterdam n’a pas été choisie par hasard. La ville est réputée pour ses rues étroites, ses nombreux cyclistes, ses tramways et sa forte densité piétonne — autant de défis pour une voiture autonome. Et pourtant, dans la vidéo diffusée par Tesla, le véhicule gère avec aisance les diverses situations rencontrées : priorité aux piétons, croisements complexes, circulation dense.
C’est la première fois qu’un test aussi abouti est réalisé publiquement dans une grande ville européenne, même si le FSD reste à ce jour non autorisé en Europe.
Une stratégie en anticipation de l’ouverture réglementaire
Tesla précise que le test s’inscrit dans un cadre « supervisé », dans l’attente d’une validation réglementaire. La marque semble donc anticiper une autorisation prochaine de son système FSD sur le marché européen, alors qu’il est déjà testé en conditions réelles aux États-Unis et en Chine.
Le choix d’Amsterdam est également symbolique : c’est depuis les Pays-Bas que Tesla coordonne ses activités européennes. Le constructeur se prépare donc à une intégration rapide dès que le cadre légal le permettra.
Le hardware 4 comme condition d’accès
Tous les véhicules Tesla ne seront pas compatibles avec cette future fonctionnalité. Il faudra disposer de la version Hardware 4 (HW4), intégrant des caméras et une puissance de calcul nettement supérieures aux générations précédentes, pour bénéficier du FSD européen.
Cela limite l’accès à cette technologie aux modèles récents, notamment ceux produits à partir de fin 2023.
Conclusion
Avec cette démonstration réussie, Tesla envoie un message clair : la technologie est prête, il ne manque plus que le feu vert des autorités. Pour les conducteurs européens, cela signifie qu’un nouveau chapitre de l’électromobilité est sur le point de s’ouvrir — celui où les voitures ne se contenteront plus d’assister, mais bien de conduire.
Reste à savoir quand l’Union européenne autorisera cette révolution sur ses routes.

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